Les 1BEE au centre historique minier de Lewarde

"Le réveil a sonné très tôt le jeudi 23 novembre 2017 tant chez les élèves de 1 BEE que chez les professeurs Mesdames Kazi, Deutsch-Rome et M. Château, sortie oblige. Le car nous attendait à 7h30 devant le lycée, pour parcourir les 200 km qui séparent Bagnolet du Centre historique minier de LEWARDE dans le département du Nord.

Cette visite en effet s’imposait à des élèves qui ont au programme d’histoire la condition ouvrière de 1850 à nos jours. Classé monument historique, l’endroit accueille chaque année plus de 150 000 visiteurs, tout spécialement des scolaires.

Installé sur le carreau de l’ancienne fosse Delloye fermée en 1990, le site de 8 hectares s’est donné pour mission de conserver et valoriser la culture minière de la région ; il faut savoir en effet que l’extraction du charbon a duré presque trois siècles dans la région.

Notre visite a débuté par une circulation libre dans le musée où sont reconstitués les logements des mineurs, ainsi que les bureaux administratifs et surtout le bistrot, haut lieu de rencontre des ouvriers, dans lequel se sont élaborés probablement les revendications ouvrières comme en témoigne le roman de Zola Germinal étudié en classe.

Au bistrot

Après un déjeuner sous les arbres, nous avons été pris en charge par une guide qui nous a fait « descendre » au fond d’un puits à 400 m de profondeur, du moins c’est que nous croyions, en réalité les tunnels ont été reconstitués à l’identique au rez de chaussée pour des raisons de sécurité.

Au fond de la mine

Dans ces galeries on peut voir les positions inconfortables des mineurs, des mannequins en témoignent, la guide nous a beaucoup parlé du grisou, ce gaz inodore mais si sournoisement explosif. Les élèves ont pu constater la dureté des conditions de travail et son évolution au cours des siècles en particulier l’installation de l’électricité au fond des puits qui a facilité la descente (ascenseur) et les marteaux piqueurs qui ont remplacé les piolets.

Au fond de la mine

Malgré la dangerosité et des horaires à rallonges avant les lois de 1936, la guide a évoqué la fierté des mineurs vis-à-vis de leur travail, la conscience qu’ils avaient d’être un moteur économique de premier plan, la plupart des élèves très à l’écoute de ces propos ont fait montre d’une certaine émotion.

La visite s’est terminée par la rencontre avec un ancien mineur qui nous a reçus dans la salle des pendus, ainsi appelle-t-on le vestiaire où les travailleurs suspendaient leurs vêtements. Le témoignage de ce retraité a vivement intéressé les élèves.

Salle des pendus

16H, c’était l’heure de rentrer, un retour sans difficultés.

Un compte rendu écrit et évalué a été demandé aux élèves, la correction en est vraiment agréable, pas une seule fausse note, tous ont apprécié cette visite et savent l’exprimer de bonne façon.

L’équipe pédagogique"